Vers une Nouvelle Conscience de Soi

02 février 2009

Nous sommes tous égo

Au-delà de l'exigence des compétences, l'entreprise moderne a compris, enfin, que le rendement est fonction du niveau des qualités morales et humaines qui règnent dans l'entreprise et je m'explique. Le milieu de l'entreprise est un terrain favorable aux tensions, aux rivalités, à certaines mesquineries suscitées par la poursuite aux honneurs ou à l'appât du gain. Comportements qui ont fait du monde du business une jungle où la loi du plus fort règne. Nous sommes tous égo par définition mais aussi par défaut.

Les changements qui se produisent aujourd'hui dans certaines entreprises ne sont pas révolutionnaires et bruyantes. Il ne s'agit pas d'émeutes ou de soulèvement prolétarien. Ils se font plutôt en silence et doucement : est- ce le début de la fin d'un monde matérialiste égocentrique ? Ce souffle naissant accompagné d'un vent d'Extrême-Orient encourage à l'acceptation des différences, de travail dans une synergie où les intérêts du particulier et de la collectivité se respectent, à la relaxation physique et psychique par la méditation. On parle de développement personnel et de valeurs morales et autres moyens qui redonnent à l'individu une dimension plus…humaine. Certains stages organisés en entreprise ressemblent souvent à des séminaires animés par des "prêcheurs" de morale où chacun est invité à se remettre en question. Je me souviens de mes premiers stages en PNL (Programmation Neuro-linguistique) où j'avais l'impression de participer à un stage sur le chmirat halachone (interdiction de médisance) ! Cette approche plus humaniste a été adoptée par les entreprises comme remède de première urgence et pour cause. Mais ce nouveau courant doit nous conduire à une réflexion plus profonde en tant que peuple juif. Si le monde goy est à la recherche d'un modèle, sans doute motivé et calculé par des intérêts au final bien matérialistes, n'oublions pas que le peuple juif possède son modèle de référence. Le judaïsme conçoit de façon harmonieuse la vie matérielle et la vie spirituelle où l'un complète et apporte à l'autre la dimension nécessaire qui le pérennise. Le matériel n'a pas de raison d'être sans spirituel et réciproquement. Les deux fils de Yaacov Avinou représentent les prototypes de la parfaite harmonie. Et Issa'har comme Zévulone campent à la place d'honneur (au mizra'h). Comment cette association prend-elle forme dans le milieu de l'entreprise ? Depuis toujours, les Yéchivot (lieu d'étude talmudique) ont été soutenus par des philanthropes qui avaient part au mérite de l'étude grâce à leur don. Cependant aujourd'hui cette union prend une nouvelle forme qui suit le développement économique du pays. Citons en exemple une société francophone à Jérusalem qui a mis en place dans ces locaux une heure d'étude de guémara pour les hommes tous les matins, une heure d'étude par semaine sur la paracha pour les femmes et le soir ses locaux sont un lieu d'études. Il est certain que cette association apporte un enrichissement spirituel, une qualité de vie sociale qui plus est parti intégrante de notre identité juive.

Posté par Esther Tangi à 20:38 - Coaching - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


01 février 2009

Vers une conscience messianique

On se souvient du premier pas sur la lune. Aujourd'hui il ressemble au balbutiement d'un premier né face à l'expérience de l'enfant prodige du LHC du 10 (et pas 11!) septembre dernier. Même si on est étranger au langage de la physique on ne peut être que fasciné par cet exploit scientifique qui marque un tournant décisif pour l'avenir de la science. C'est le premier pas vers une nouvelle ère qualifiée par les scientifiques eux-mêmes, de métaphysique. Plus de 7000 scientifiques participent à cet évènement historique venant de tout azimute et aussi d'Israël. Dès les premières minutes, la projection des particules à la vitesse proche de l'année lumière transporte les assistants vers une autre dimension. L'émotion est à son comble.

L'interview du porte-parole des scientifiques israéliens est bien à propos. Elle jette une lumière qui nous permet de comprendre de façon métaphorique un enseignement de nos Sages. Il décrivit le sentiment qui anima la plupart des scientifiques présents. En d'autres termes il expliqua que généralement lors d'une première scientifique l'égo de l'homme se révèle de façon triviale : la poursuite des honneurs, la compétition. Faire une découverte est une épreuve pour l'orgueil de l'homme qui ne peut s'empêcher de sentir que le fruit de son labeur est le produit de sa force et de sa puissance. Or ce jour là c'est le contraire qui se produisit. Chacun savait pertinemment que la réalisation de cette expérience d'envergure plus colossale que la découverte de Newton, ne pouvait être attribuée à personne. Cet exploit exigeait la participation de quelques milliers de cerveaux. Leur égo s'était effacé et fondu dans la masse. Il se passait quelque chose au-delà de la conscience individuelle qui était le résultat d'un effort de plus de 7000 personnes réunies ! En l'espace de quelques secondes quelques milliers de consciences ont fusionné et se sont élevées à la dimension d'un seul homme. Qui ne souhaiterait pas être présent à un tel moment !

Cependant cet évènement se reproduit chaque jour lorsqu'on prit. Chacun peut se sentir animé d'un sentiment de "satisfaction" d'avoir prié avec ferveur et rempli son devoir, ou peut être désespéré et penser que sa prière est vaine et inutile. Rabbi Nahman de Breslev enseigne que la prière d'un juif n'a vraiment de force que lorsqu'elle est reliée au tsadik. Le tsadik est celui qui sait rassembler toutes les prières et par la force de cette union elles dépassent tous les voiles créés par nos propres fautes comme l'orgueil, la médisance, la rancœur. C'est grâce à cette union qu'elles s'élèvent jusqu'au trône céleste. Personne ne peut être sûr que sa prière va faire changer le cours choses ou au contraire qu'elle n'a aucune valeur. En reliant sa prière à celle du tsadik, le juif se "débarrasse" de son égo qui viendrait s'approprier des honneurs et des mérites gratuits ou encore qui s'ingénie à le faire sombrer dans le désespoir que sa prière est vaine. Certaines expériences nous aident à réaliser que lorsqu'il est seul et isolé, l'homme n'est qu'un maillon dans la chaîne de l'histoire de l'humanité, une particule dans le cosmos, mais l'union des âmes lui donne une force qui n'est pas limité au résultat d'une unité plus une autre. Leur synergie leur apporte une dimension supérieure que l'esprit humain ne peut concevoir mais qui se dévoilera prochainement à la fin des temps…

Posté par Esther Tangi à 21:23 - Reflexions sur pensées Juives - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

L'intégration : un tour de force ou un tour de magie ?!

Lorsqu'on décide de changer de pays, même pour les plus avertis, c'est une décision délicate, mais encore plus quand il s'agit de venir en Erets.

Passer par l'expérience de l'intégration c'est vivre à chaque instant l'évènement prophétique du kibbouts galouyot, c'est-à-dire le rassemblement de la diaspora. Concrètement ? Deux russes par-ci, trois américains par là, un français et demi, et on a un rassemblement. Un brassage de cultures et de mentalités qui offrent des goûts et des couleurs pour tous. Lorsqu'on le lisait dans les textes, pouvait-on imaginer l'ampleur de la complexité d'un tel phénomène. Mais si D. veut, tout se peut, et le mot impossible devient insignifiant.

Alors comment, au niveau individuel, allez vous sentir que votre intégration a réussi et décider de faire le "switch" au bon moment ? Mais en fait qu'est ce qu'une intégration réussie ?

Pour que cet article soit quelque peu efficace pour le lecteur, je vous propose de répondre à ces questions :

tout d'abord essayer de définir pour vous personnellement que signifie le mot intégration. A quoi vous fait-il pensé ? Quelles connotations a-t-il ? Langue, travail, relation sociale ?

En PNL (Programmation NeuroLinguistique) le mot intégration fait partie de la catégorie des nominalisations. C'est-à-dire un mot générique qui englobe des notions et des représentations vastes et différentes pour chacun. Un tel se considère intégrer parce qu'il maîtrise la langue, un autre parce qu'il a trouver du travail, et pour un autre parce qu'il a lié des relations avec un grand nombre de personnes, et la liste n'est pas exhaustive. Chacun a le droit d'y mettre ce qui lui convient. Parfois, le fait de définir le mot qui représente le concept, nous aide à mieux comprendre ce que nous cherchons. Et nous ne cherchons peut être pas tous la même chose.

Après cette première étape posez vous une autre question :

combien de temps je m'accorde pour réaliser une bonne intégration ? La notion de temps est primordiale. Souvent de façon assez inconsciente, on a l'impression que les choses doivent se faire de façon rapide, trop rapide. Ce qui engendre déception, désespoir, désillusions et regrets. Se donner un temps en termes de mois ou d'années, c'est avant tout se remettre dans la réalité des choses et surtout cela permet de souffler. Une intégration satisfaisante ne peut pas se faire en quelques… jours ou semaines. Là aussi, la notion de temps est très individuelle. A chacun son rythme et son tempo. Il n'existe pas de temps uniforme et commun à tous. Mais pour que l'évaluation du temps soit aussi réaliste que possible nous avons besoin d'autres éléments comme le fait de savoir : quel est mon point de départ et où est-ce que je veux aller. Prenons l'exemple d'une personne dont la connaissance de la langue représente une étape importante de son intégration. Si elle n'a aucune connaissance de la langue et qu'elle doit commencer par déchiffrer les lettres de l'alphabet hébraïque, il sera difficile d'espérer atteindre son objectif dans le même laps de temps qu'une personne qui sait déjà lire et un peu parler.

Evidemment, il y a d'autres paramètres qui entrent en jeu comme l'age, les capacités d'apprendre, la disponibilité familiale etc… ainsi tout ces éléments devront entrer en ligne de compte au moment où la personne se donnera une date butoir. Le principal est de rester dans des normes qui tiennent compte de la réalité et ne pas s'envoler dans des illusions.

Ces quelques lignes nous ont permis d'aborder la question que nous avons tout juste effleuré, le chemin est encore devant nous.

Mais encore un conseil : soyez souple et flexible ! Le schéma que vous avez rêvé n'est peut être pas celui que vous allez (avez) rencontrer. Sachez vous réajuster avec les données nouvelles qui se présentent à vous de façon imprévue et le tour de force deviendra peut être un tour de magie !

Posté par Esther Tangi à 21:07 - P.N.L et judaïsme - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

18 janvier 2009

Une thérapie brève, un objectif, des stratégies : devenir

Une nouvelle psychologie, une nouvelle dynamique dirigée vers le futur avec des stratégies qui ne manquent pas leurs objectifs. Tel est le contrat que propose la P.N.L (Programmation Neurolinguistique) grâce à sa vision plus intégriste et systémique de l'homme.

C'est sous une nouvelle facette que cette psychologie du 21ème siècle aborde l'être humain. Un être dont le regard se tourne vers le futur dans le but de devenir, de se réaliser, d'évoluer. Le projet semble grandiose mais il s'avère plus simple qu'on ne le pense. Il a l'avantage d'être pragmatique, efficace et surtout dans notre société où le temps nous échappe, les résultats sont relativement rapides.

Comment vivre une intégration avec sérénité et épanouie ?

Comment communiquer avec des personnes dont le contact nous est difficile ?

Comment ne pas retomber dans le "c'est toujours pareil !", "je me fais toujours avoir" ou toutes sortes d'expressions qui nous prouvent qu'on a encore réussi à échouer (selon la fameuse expression de Paul Watlawick) ?

On pourrait rallonger la liste des questions dans le domaine de l'éducation, du management, des relations dans le couple… où nous nous sentons frustrés par certaines attitudes et réactions, les nôtres ou celles des autres, et qui nous semblent inévitables, insurmontables et parfois inacceptables. Par le sentiment de se retrouver dans certaines situations avec des émotions désagréables sans pouvoir les dépasser et qui nous fait basculer dans un certain déterminisme. "Je suis comme ça qu'est ce que je peux faire ? ".

Là aussi, dans le domaine des émotions, la P.N.L innove et nous propose de reprendre les rennes de notre monde émotionnel en gérant des situations qui pouvaient nous sembler impossibles à surmonter.

Apparemment les performances séduisantes que la PNL garantie pourraient presque nous paraître utopique.

Comment ? Tout serait possible ?

Il y a une quarantaine d'années environ, deux individus, J. Grinder et R. Bandler, se rencontrent. L'un mathématicien, l'autre psychologue, ils décident de mettre en commun leurs connaissances et capacités afin d'élucider les stratégies que certaines personnes mettent en place de façon consciente ou non afin de réussir. Ils en font des modèles et innovent le concept de "modélisation". Au fil des années, leur objectif se raffine, prend forme et porte un nom :

la Programmation NeuroLinguistique.

Ils se nourrissent d'autres écoles qui éclorent à cette même époque. Elles s'ouvrent vers une nouvelle dimension de l'humain en abandonnant l'approche classique analytique pour adopter une approche systémique et intègre de l'individu. Les précurseurs de cette psychologie dite humaniste, voient l'homme comme un être en devenir. Comment exploiter au mieux ses compétences ? Etre plus efficace, améliorer ses performances, ses relations avec autrui, ou tout simplement "être bien dans sa peau"…Le secret ? C'est simple car l'individu lui-même se fixe son objectif, l'adopte, et l'atteint grâce aux ressources qui sont en lui. Le rôle du guide-thérapeute est là pour l'aider à mettre en place des stratégies qui lui permettront de réaliser le devenir qu'il se sera fixé. Un petit exemple de stratégie : au fil des années certains évènements nous marquent de façon plus ou moins forte, qu'ils soient positifs ou négatifs. Lorsque l'empreinte est négative il est nécessaire de la désamorcer afin de neutraliser l'impact qu'elle peut avoir sur le présent ou même le futur. Le sujet se remémore alors une scène positive dont il ne reste en général que le souvenir nostalgique.

C'est à présent que va agir la PNL.

Elle utilise ce souvenir précieux comme ressource idéale qui, grâce à une manœuvre d'ancrage, permettra de neutraliser l'émotion négative suggérée par l'évènement passé indésirable. Vous avez compris : la clé est entre vos mains…

Posté par Esther Tangi à 20:51 - P.N.L et judaïsme - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

13 janvier 2009

Le juif errant de l'ère moderne

Deux milles ans de diaspora se sont écoulés, deux milles ans que le peuple juif erre d'une terre à l'autre. En essayant à chaque stationnement de s'intégrer dans un nouveau paysage géographique, culturel et linguistique, épreuve non pas toujours facilitée par les indigènes du pays. "Selon la décision divine ils voyagèrent, et selon la décision divine ils campèrent" (Bamidbar paracha Béhaalote'ha). Parsemées d'accalmies et de tempêtes, les époques se suivent mais ne se ressemblent pas.

Combien de générations ont-elles eu le mérite de ne pas connaître l'immigration plutôt forcée que volontaire ?

Autrefois le déplacement géographique était une aventure accompagnée de telles difficultés, qu'on ne quittait son pays natal que par la force et l'obligation. Le 20ème siècle se distingue pour être une époque plutôt turbulente et pour cause. Le développement technologique et la facilité des transports ont complètement modifié notre approche sur le voyage. Aucune époque n'a connu autant de mouvement de population et d'instabilité.

De nos jours, il faut remonter jusqu'à l'arrière grand-parent pour trouver une génération où les parents et les enfants seraient nés et auraient vécu sur la même terre avec la même culture.

Observons autour de nous : les parents d'Europe ou d'ailleurs, immigrants en Israël et qui ont des enfants qui naissent en Israël, ont été eux mêmes des enfants d'immigrés et ont grandi dans un pays qui n'étaient pas non plus le pays natal de leurs parents. C'est-à-dire que si les parents étaient originaires de Tunisie par exemple, et parlaient donc l'arabe tunisien, en arrivant en France leurs enfants parlent le français et vivent une autre culture. Ces derniers montent en Israël et leurs enfants parlent déjà l'hébreu…En gros si vous n'avez pas trois langues dans votre poche vous perdez votre latin et les relations deviennent un vrai casse-tête chinois.

Ce schéma est un des plus simples, car très souvent il a des "détournements" encore plus complexes. Mais si ce n'était pas avec un peu d'humour comment aborder une telle situation qui parfois soulève des tensions et des peines insupportables. Car ces bouleversements culturels et linguistiques ne sont pas sans conséquences sur l'épanouissement de l'individu. Et le fossé naturel entre les générations s'approfondi inévitablement. Mais la complexité du problème ne réside pas seulement dans le fait que parent et enfant n'ont pas la même terre natale, situation du reste assez connu pour un juif. La question est de savoir comment cela était-il possible ?

Si le peuple juif a pu surmonter toutes les vicissitudes de la diaspora c'est bien grâce à son attachement à son identité et à ses valeurs spirituelles. Elles sont les maillons d'une chaîne qui relient une génération à une autre au-delà du temps et de l'espace et assurent la pérennité. Sans pouvoir reconnaître le facteur déterminant et spécifique du peuple juif, un sociologue socialiste bien connu l'avait formulé à peu près en ces termes : il faudrait être un peu juif pour comprendre comment réussir l'intégration des minorités en France. Car sans cette identité et ces valeurs, il faut comprendre que l'intégration est pratiquement impossible et qu'elle provoque des déchirements psychologiques difficiles à surmonter. Si aujourd'hui nous avons tellement de difficulté à réaliser une intégration réussie, il s'agit bien d'une problématique liée à notre perte d'identité et attachements à nos valeurs spirituelles et morales qui nous relient en tant que peuple. Et nous nous retrouvons malheureusement comme des petits groupes minoritaires qui "errent" sur sa terre et dont l'intégration devient un problème. Pour se donner la possibilité d'une alya réussie nous devons avant tout réintégrer notre identité et nos valeurs spirituelles qui réunissent cette génération aux générations précédentes et l'élèvent aux delà des limites de la condition humaine.

Posté par Esther Tangi à 21:20 - Reflexions sur pensées Juives - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




10 janvier 2009

L'assertiveness n'est pas un miracle!

Une idée reçue circule dans la tête de bien des personnes qui pensent que être agressif est une manière de s'affirmer. Faux ! Il n'est pas nécessaire d'être agressif pour s'affirmer, même si on pense se sentir plus "soi-même" en s'imposant de façon agressive. De même une attitude de soumission n'est pas forcément une fatalité à laquelle on ne peut échapper. Les comportements non assertifs (c'est-à-dire des réactions où l'individu réagit de façon spontanée et impulsive) décris dans l'article précédant proviennent de la partie la plus animale de notre cerveau que les neurosciences nous révèlent.  La neurobiologie localise le centre de nos émotions dans le système limbique du cerveau. Les états émotionnels secrètent des hormones qui activent le système nerveux autonome (par ex. : battements cardiaques accélérés, sueur froide et autres). Chez l'animal le système limbique assure la survie en particulier l'agressivité nécessaire pour trouver sa nourriture, la peur du prédateur qui incite à la fuite ou à l'attaque ainsi que les comportements nécessaires à la survie de l'espèce vivante en général. Le Pr neurobiologiste Andrew Newberg constate que chez l'humain : "Les sentiments primaires produits par l'activité limbique sont intégrés à des fonctions cognitives élevées venues du néocortex  et donnent des expériences émotionnelles plus riches et plus variées."

Aux émotions primaires, agressivité ou peur qui entraînent attaque ou fuite, s'ajoute chez l'homme une complexité et une diversité émotionnelles qui découlent de la relation entre le système limbique et les capacités intellectuelles. Cette combinaison donne possibilités à des comportements variés et émotions multiples. La fuite n'est plus la seule façon de s'échapper, et l'attaque de se défendre. Si besoin est, l'individu est capable de mettre en place des stratégies importantes qui vont lui assurer la survie. Cette stratégie d'attaque et de défense prend forme dans le domaine le plus caractéristique à l'homme : la parole. L’agressivité verbale, forme d’agression secondaire, est un des fléaux de la société moderne. "L’agression verbale, indique un autre scientifique Richard Tremblay, repose sur les mêmes bases que l’agression physique et vise le même but : attaquer ou se défendre. Par l’agression indirecte, on évite de se frapper, mais on peut aussi détruire des réputations. Cette forme d’agression peut être très vicieuse et se révéler pire qu’un coup de poing".

Il n'y a donc rien de plus "naturel" que d'être agressif ou soumis, et c'est pour cette raison qu'il faut apprendre à ne pas l'être. Les techniques de l'assertiveness ont ce mérite de vouloir redonner à l'homme sa dimension d'être doté d'un libre arbitre, et de mettre ses capacités intellectuelles non pas au service de ses pulsions naturelles mais d'une volonté de vivre à un niveau de critères moraux plus élevés, de relations sociales harmonieuses où chacun trouve sa place dans le respect de son prochain.

Posté par Esther Tangi à 21:13 - Coaching - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

11 décembre 2008

Assertif ou Asservi

Vous avez certainement remarque que nous vivons une époque assez ''spéciale'' : d'un cote le développement technologique qui multiplie les moyens de communication tels le portable, le fax, Internet. Et de l'autre la multiplication des problèmes de communication, des incompréhensions, des tensions dans les relations. A quoi cela tient ?

Ce petit article ne peut évidemment pas répondre a une question aussi complexe qui nécessite d'etre traitée sur plusieurs niveaux. Mais essayons d'attraper l'extrémité du fil conducteur. Dans un contexte aussi important que l'entreprise, les tensions relationnelles ont la même importance que les conflits à l'intérieur d'un couple, dans la mesure ou un individu s'investi psychologiquement et physiquement dans son travail autant que dans son couple. A remarquer que nous passons un tiers de notre journée (vie) au travail sinon plus.

Dans le contexte de l'entreprise, quelque soit le rang que l'on occupe, on met spontanément en place un comportement qui installe par la suite le type de relation que l'on aura avec les uns et les autres. La technique de l'assertiveness, très en vogue en Europe et qui nous vient des Etats Unis a détecte 4 types de comportements basiques dont l'un est une conjugaison des deux premiers types.

De façon schématisée, le premier type se reconnaît dans un comportement de fuite. Il se traduit par des attitudes d'évitement, de non-dit, de formulation dans un mode impersonnel jusqu'a l'accusation et l'imputation des responsabilités de ses erreurs sur les autres. Le deuxième type est celui de l'agressif qui préfère ''attaquer'' avant d'être agresse. L'attitude de l'agressif consiste a être toujours sur un pied de défense. Verbalement l'agressif parle sur un ton fort, interrompt son interlocuteur, ne respecte pas le temps de parole qui lui est imparti et a tendance a s'imposer. Le troisième  type est celui du manipulateur. Plus difficile a repérer, le profil du manipulateur est assez complexe. Il utilise avec une certaine habilite différentes attitudes qui lui evite de perdre, de se positionner, de gagner sur ''tout les tableaux'' sans engagement clair, souvent dans le but de garder un certain pouvoir. Ne tirer pas des conclusions trop vite, car chacune de ces trois attitudes a beaucoup de nuances et de facettes qui ne sont pas perceptibles de premier abord. Un individu peut aussi passer d'un comportement a un autre selon le contexte présente. Une personne ''fuyard'' au travail par exemple, peut compenser cette attitude en étant ''agressif'' chez lui, et réciproquement. Comment agit le type 4 ? Le 4eme type est celui de l'assertif, c'est a dire de la personne qui s'affirme, s'exprime  tout en respectant l'autre, son entourage, sans crainte de créer des tensions.

L'attitude assertive est un comportement évolue et efficace d'un individu qui utilise son libre arbitre de façon constructive et positive.

Je suis sure que cela vous intéresse. Alors rendez vous au prochain numero…

Posté par Esther Tangi à 22:12 - Coaching - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

21 novembre 2008

Ne vous mettez pas en transe : ce n'est qu'une transaction !

J'ai fait remarqué dans le précédent article l'importance des relations humaines dans le cadre de l'entreprise. Bien que les compétences techniques soient un facteur essentiel, il s'avère que la qualité des contacts humains est l'envers de la médaille de la réussite. J'ai ajouté aussi qu'avoir un employé c'est avant tout devenir soi-même patron. Cela exige de savoir diriger non pas dans un esprit de hiérarchie rigide et obtus, mais dans une attitude plus évoluée où l'autre (même subordonné dans sa fonction) est avant tout un être humain, plein de ressources, de potentiel qui ne demande qu'à être révélé. En acquérant les droits de patron, on en a aussi les devoirs.

Un des facteurs influant dans une entreprise : c'est l'ambiance. Une atmosphère lourde est porteuse de conflit, de stress, d'erreurs "involontaires", de stagnation jusqu'à passivité. Très souvent ce genre d'ambiance est généré par le fait que les petits conflits ne sont pas réglés de suite. Il se crée un cumul de situations où personne n'ose intervenir, parfois par peur de ne pas le dire comme il faut, ou peur de la réaction de l'autre (patron ou employé) ou de se croire suffisamment patient jusqu'au moment où tout éclate. Cette employée n'est pas assez rapide, celui-ci a trop de conversations futiles au téléphone, l'autre n'est pas assez efficace… ou encore le regard critique du patron qui fait givrer toute initiative de "peur de faire une gaffe". La température est en dessous de zéro. Au final, la frustration s'installe de part et d'autre.

Par contre un climat plus léger et encourageant développe l'esprit d'initiative, de créativité, d'empathie qui donne à l'employé le sentiment que la réussite de l'entreprise est aussi la sienne.

Comment développer une ambiance positive ?

En connaissant mieux les règles de la communication.

Nous ne sommes pas toujours conscients de certaines "règles de jeu" qui se mettent en place de façon implicite dans les échanges que nous avons. Car communiquer c'est avant tout entrer dans une transaction. Et dans une transaction il y a un émetteur et un récepteur.

Première règle : il est important de valider que le message émit est bien celui qui a été reçu ! Apparemment ce serait logique. Or le constat est souvent inverse. Une des raisons, parmi d'autres, est que nous utilisons plusieurs sortes de signaux pour exprimer un message. En dehors du contenu qui est limité par les règles de la syntaxe et de la sémantique, il y a le ton, le volume de la voix, le regard ou même la gestuelle qui accompagne et qui en disent souvent plus long que la phrase en soi. Ils expriment le rapport de confiance que vous voulez développer avec votre interlocuteur et qui définira la qualité de la relation entre vous.

En installant un bon rapport de confiance, vous faites une transaction réussie !

Posté par Esther Tangi à 17:36 - Coaching - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

18 octobre 2008

Patron mais pas très futé!

Klap! Première image : Et voilà Mazal Tov ! Deux associés, coupe en main, ouvrent une nouvelle société. Klap! Deuxième image : Il y a un an tout prêtait à croire que l'affaire réussirait : capitaux, bon objectif, étude de marché…

Mais le bilan n'est pas fameux, la tension monte, l'agressivité aussi, chacun regarde l'autre comme étant le responsable de l'échec. Invitons ces deux associés à faire un "arrêt sur image" pour faire un constat de "l'état des lieux". Après un débriefing de la situation ils constatent avoir changé de secrétaire pour la troisième fois en un an ! Ils s'expliquent la cause parce que évidemment ils sont tombés sur des personnes incompétentes, pas assez motivées, pas très concernées, etc…D'ailleurs, ils vont bientôt en chercher une autre parce qu'elle aussi s'en va. Stop ! Là il faut creuser.

Après un questionnement plus approfondi ils s'avouent quelques défaillances : à leurs yeux, le rôle de secrétaire n'était pas assez valorisé. Parfois elle recevait des ordres contradictoires, des réflexions désagréables à la moindre erreur. Même s'ils avaient exigé d'elle de savoir tout faire, elle devenait rapidement la brebis galeuse de la situation. Quelqu'un qui doit savoir tout faire devient responsable de tout. Bref, la tension montait très vite et une grande énergie était dépensée pour "collectionner les timbres" de ce que l'autre n'avait pas fait. Non seulement ils avaient dédaigné sa collaboration mais de plus sa formation était vue comme une perte de temps. Si votre secrétaire n'est qu'un ordinateur de plus dans votre bureau, il risque de s'installer des confusions, interprétations, et autres ions indésirables. Des interférences qui brouillent la communication et déforment le message. De ce fait, votre secrétaire prend la porte délibérément, ce que votre ordinateur ne peut pas faire, heureusement pour vous !

A ce propos, un précepte de nos Sages tombe à bon escient : "Celui qui s'achète un esclave, s'achète un maître". En d'autres termes, lorsque vous avez un employé vous devenez patron : un costume à tailler sur mesure avec un bon patron. (Entre parenthèses, le maître devait céder sa couverture à son esclave, même si c'était la seule qu'il avait.)

Dans le milieu entreprise on est de plus en plus conscient que les relations humaines sont primordiales. Il ne s'agit pas d'un consensus de politesse superficielle. Il s'agit d'une approche qui tient compte de chaque individu à l'intérieur d'un système dans le but de créer une synergie croissante. 

Un bon patron est celui qui voit dans ses employés des collaborateurs et non pas des subordonnés. Investir dans la qualité des relations humaines et du développement personnel à l'intérieur d'une société est aussi une garantie de réussite. Ce sera le thème de mon prochain article. En attendant : sortons de l'esclavage ! Pessah cacher et saméah !

Posté par Esther Tangi à 20:50 - Coaching - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

11 septembre 2008

Consulter votre coach

Nous ne sommes plus surpris d'entendre des mots anglophones dans le vocabulaire français qui réussissent quand même à nous interpeller. Ce n'est pas seulement un moyen plus séduisant et attractif de vente du concept mais surtout parce que le mot anglais contient une connotation plus large.

Le mot coaching en est un exemple. De plus en plus utilisé et pratiqué, c'est devenu un must (!) dans le milieu entreprise par exemple. Cependant le coaching n est pas une vogue ou une mode. C est devenu une nécessite provoquée par les évolutions et les changements de mentalités, par la compétition croissante dans les stratégies de vente, de marketing ou de management. C'est aussi des techniques qui permettent d'améliorer ses performances que l'on soit sportif, directeur de personnel ou de vente ou que l'on décide de travailler en freelance. En fait le coaching répond à tout ce qui peut se traduire en terme d'objectif et de réalisation qu'il soit professionnel ou personnel.

Le but du coaching est donc d'accompagner progressivement une personne afin qu'elle atteigne son objectif dans les meilleurs conditions possibles que ce soit dans sa vie professionnelle ou/et personnelle. La vision objective et extérieur du coach apporte une perspective souvent difficile à déceler lorsque l'on se trouve à l'intérieur de la problématique. Il n'intervient pas pour donner des conseilles mais pour extraire les potentielles et ressources naturelles de son client. Le rôle du coach se réalise dans une relation de confiance mutuelle parce que son but est la réussite de son client.

Grâce à son approche systémique, le coaching apporte une amélioration sur la communication et les relations humaines qui sont souvent des embûches à la réalisation ou la progression d'une entreprise quelle qu'elle soit. Il est aussi efficace pour solutionner des difficultés relationnelles à l'intérieur d'un groupe lorsque celles-ci entravent l'objectif commun.

Comment l'intervention du coach se traduit concrètement ?

Par de la reformulation, par des techniques de questionnement et de recadrage ou tout simplement par une écoute active, mais surtout par la mise en place d'une stratégie nouvelle qui va redéfinir l'objectif sous sa forme la plus réalisable et efficace.

Un des meilleurs moyens pour savoir si un coaching pourrait vous être profitable ce serait de vous poser les questions suivantes :  Est ce que je rencontre une difficulté récurrente que je ne parviens pas à solutionner et qui me dérange ? Est-ce que je n'arrive pas à prendre de décision bonne ou importante ? Est-ce que j'ai du mal à trouver par quel bout commencer ? Ou tout simplement si vous avez le sentiment que les choses n'avancent pas, l'intervention du coach s'avéra certainement utile.  A une condition toutefois, que votre objectif ne soit pas de décrocher la lune !   

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